C’est un nouveau Nicolas Taccoen (aussi bien l’homme que le joueur) qui a été nommé capitaine du LMB par Jean-Marc Dupraz il y a maintenant deux saisons. Une sorte de résurrection après une année de galères due à une blessure survenue sur le parquet de Denain… l’adversaire de ce vendredi soir !

25 septembre 2015, Leaders’cup, première journée. Transféré d’Orchies, Nicolas Taccoen, de retour « à la maison », joue son premier match officiel avec Lille. Dans une bataille pour le rebond, il perd l’équilibre. Rupture des ligaments croisés du genou. Saison terminée. Deux saisons et demie plus tard, on retrouve Nicolas transfiguré sur les parquets de Pro B. Le pivot lillois a non seulement recouvré toutes ses sensations basket mais il est surtout devenu un joueur d’envergure dont certains clubs commencent enfin à reconnaître le talent.

Il faut sans doute remonter à la saison 2014-2015 pour trouver les raisons de ce changement. « Dans une discussion avec Christophe Vitoux, alors manager général d’Orchies, on a évoqué la possibilité de faire appel aux services d’un préparateur mental, raconte Nicolas Taccoen. Individuellement, c’est une pratique qui ne se fait pas beaucoup… ou qui ne s’avoue pas beaucoup. Personnellement, ça ne me gêne pas d’en parler. »

Durant quelques années, Dorinne Afflard (ex-basketteuse aujourd’hui préparateur mental) et Nicolas ont donc travaillé ensemble. « Aujourd’hui, je n’en ressens plus le besoin, poursuit-il. Mais cette rencontre m’a été très utile. Elle m’a donné des clés pour avancer et travailler différemment. La sophrologie m’a également beaucoup aidé. » Et c’est sans doute cette nouvelle confiance en soi qui a fait écho chez Jean-Marc Dupraz en début de saison 2017-2018 au moment de désigner son capitaine. « Ça m’est tombé dessus, sourit-il. C’est un rôle dans lequel je suis à l’aise. »

Depuis qu’il est entré dans le « cinq de départ » lillois, le Dunkerquois n’en est plus ressorti. « J’ai une belle complémentarité avec Cory Remekun qui, lui, a plus tendance à finir les matchs. C’est comme ça que le coach imagine la rotation dans la raquette. Et puis, il m’a redonné confiance sur le plan offensif. Il s’appuie sur moi pour finir les actions voire créer. La défense seule n’est plus mon fonds de commerce ! »

Source : La voix du Nord

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